FR- Retour sur l’assemblée générale

Vie coopérative

[France]

Une assemblée générale exceptionnelle d’hiver s’est tenue le 2 février 2021 en distanciel. Elle n’avait pas de caractère extraordinaire au sens statutaire, mais plutôt une teinte exceptionnelle puisque nous n’avons pas l’habitude de tenir d’assemblée à cette période de l’année.
Derrière « cette assemblée générale », ce sont bien deux assemblées générales de sociétaires qui se sont tenues pour la SCIC SmartFr et la SCOP GrandsEnsemble.

Le cadre

Cette assemblée était l’occasion de poser un jalon dans la double crise que nous traversons en France, car à la crise sanitaire s’est en effet ajoutée la crise Pôle emploi. Réunir une assemblée visait à acter ce qui s’est passé depuis le début de la crise Pôle emploi, mais aussi faire un retour sur le travail des conseils d’administration qui depuis leur élection en  en juin 2020 n’ont pas chômé pour s’adapter et se projeter dans le déploiement d’objectifs stratégiques pour préserver notre outil de travail commun. L’occasion de réaffirmer le cadre de confiance pour que les conseils d’administration puissent continuer à travailler jusqu’à la prochaine assemblée générale de juin 2021. C’était donc un moment important dans la vie démocratique de notre coopérative, dans un contexte très particulier.

Un aperçu de la journée

La journée a démarré dès le matin par un temps d’introduction et d’accueil en live puis se sont succédé quatre ateliers qui ont regroupé chacun une soixantaine de personnes. L’assemblée générale formelle de fin de journée a quant à elle réuni 110 personnes connectées. Plus de 350 personnes l’ont ensuite visionnée en différé, dans la semaine qui a suivi.
C’est un format nouveau qui a été testé : 100% en distanciel, pas de plateau TV, pas de regroupement des intervenant·es, animateur·es… L’ensemble s’est bien passé grâce à l’investissement des personnes de l’équipe mutualisée et des relais du côté des membres et des conseils d’administration. Un moment inspirant pour de prochaines expériences…

Ce qu’il faut retenir

Le cadre de confiance a été formellement voté avec plus de 200 personnes qui se sont exprimées et une validation à la majorité des résolutions proposées. Consulter les résultats du vote

L’ambiance était bonne et les échanges riches et constructifs. La participation aux ateliers a probablement été plus forte et plus animée que celle à l’Assemblée plénière, notamment parce que le format de visioconférence, même à 50 personnes, le permettait plus facilement.

Les débats ont été notamment marqués par l’intervention des représentant·es du personnel syndiqué français, qui ont exprimé un certain nombre de points de vigilance. Globalement, les échanges et expressions ont été intéressants tout au long de la journée, avec du volontarisme et des inquiétudes, des convergences et des désaccords : il était important que tous ces apports puissent  s’exprimer, être échangés et entendus. Sur la forme, nous avons encore des modalités d’expression, de construction du débat à ajuster, mais sur le fond ce moment démocratique aura montré que tout le monde avait à cœur que Smart rebondisse et sorte par le haut de  la situation que nous traversons toutes et tous actuellement.

Ouverture d’un chantier

Des rendez-vous sont à venir, un chantier s’ouvre autour de la contribution coopérative dans les prochains mois avec les sociétaires pour permettre aux conseils d’administration d’élaborer des propositions pour l’assemblée générale de juin. En parallèle, l’une des thématiques de Smart in Progress a trait au modèle économique de Smart en France. Bien que concomitantes, c’est deux démarches sont complémentaires et portent des objectifs différents. Smart in Progress se projette à plus long terme avec la construction de recommandations, là où le chantier « contribution coopérative » apportera aux conseils d’administration de la matière pour construire une proposition concrète à valider en assemblée générale de juin.

En parallèle, se poursuit un travail sur la place des instances, leurs périmètres et la manière dont elles peuvent dialoguer. Cette démarche permanente, d’autant plus importante que la composition de la plupart des instances est très neuve, doit nous permettre encore plus d’avancer en coopération et de respecter les places et engagements de chacun·e.

Pour aller plus loin :

 

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