La déclaration commune des organisations Smart en Europe

L'actu

En Europe, Smart représente une quarantaine de bureaux situés dans neuf pays différents – nous préférons souvent parler de « territoires » plutôt que de « pays » afin de mieux désigner les réalités construites et vécues par chaque communauté.

Certes, la Belgique et la France, où Smart a été lancée il y a respectivement 22 et 12 ans, abritent le plus gros de l’activité de la coopérative. Mais d’autres Smart se sont développées depuis quelques années ailleurs en Europe et fonctionnent en entreprises juridiquement indépendantes, inspirées du modèle initial.

Nous voulions faire ici le récit du processus qui a conduit il y a un mois à la déclaration conjointe d’un « plan Corona » par différents bureaux Smart européens.

1er avril : dans l’après-midi, la coopérative Smart organise une conférence de presse en Belgique et en France, afin de présenter son plan Corona et interpeller les pouvoirs publics. La précédente présentation de ce plan, deux semaines auparavant, était restée sans réponse officielle. Derrière leurs écrans d’ordinateurs, tous les partenaires internationaux de Smart, qui avaient préalablement lu le contenu de ce plan Corona publié sur le site de Smart, suivent la retransmission en direct. A l’issue de cette conférence de presse, une première version d’un document portant sur l’adoption d’un Plan européen est rédigée à l’initiative du bureau de Milan. Nos amis italiens sont alors les premiers témoins, depuis quelques semaines déjà, des effets sur les sociétaires de la crise du COVID-19 et des mesures adoptées par les pouvoirs publics.

2 avril : une version définitive du document est rédigée, en tenant compte des observations de chacune des autres entités européennes Smart, sous la plume du bureau de Berlin.

3 avril : le document final, en anglais, est publié sur l’intranet « Smart International COVID ». Dans l’après-midi, il est annoncé publiquement sous le titre « Un projet de solidarité ambitieux : Smart lance le plan Corona », et diffusé par les différents bureaux Smart en Europe, via leurs canaux de communication respectifs.

Les différentes versions du document adopté par chaque entité Smart, tenant compte des spécificités de mise en œuvre, paraissent dans chaque langue :

Toutefois, l’engagement des entités Smart européennes pour faire face aux conséquences de la pandémie ne commence ni ne se limite à cette déclaration. Les signaux de l’impact subi par les membres en raison des mesures de confinement imposées par les gouvernements avaient été perçus très précocement, d’abord en Italie, puis en Espagne et en Allemagne. Indépendamment de leur taille économique, les entités Smart internationales ont contribué à nourrir de sens et à concevoir des mesures concrètes qui ont été adoptées et adaptées dans tous les pays où Smart est présente.

Par ailleurs, des enquêtes visant à mieux comprendre et à suivre les situations locales, y compris les formes de soutien accessibles aux membres, sont toujours en cours de réalisation au moment sont écrites ces lignes, et ce partout où Smart est présente (plus d’informations à ce sujet bientôt sur Kronik !).

L’adoption d’un document partagé par les différents partenaires internationaux de la coopérative franco-belge Smart est sans doute le signe palpable d’une vision qui nous est commune au-delà des frontières. Les déclarations d’intentions seront-elles suivies de mesures concrètes ? Oui, bien sûr, même si la mise en œuvre du Plan européen devra s’adapter à chaque réalité territoriale ; compte tenu de nos capacités et de l’ampleur de la crise, des appuis spécifiques devront être recherchés dans chaque pays pour mettre en œuvre les mesures de soutien et de relance nécessaires.

Au travers de ce plan, Smart entend continuer à :

  •  D’une part, faciliter localement les formes d’échanges et les dispositifs solidaires, et rechercher des formes de collaboration et de coopération avec les institutions publiques, les organismes privés, les associations, les clients et d’autres partenaires ;
  • D’autre part, partager les ressources et les connaissances, en engageant une réflexion collective sur les nouveaux modèles économiques, commerciaux et redistributifs – notamment les formes de rapport au travail qui dépassent les cadres classiques, afin d’offrir un plus grand accès et un meilleur niveau de protection sociale à tous.

L’objectif est de pouvoir trouver ensemble les solutions et les mesures politiques concrètes nécessaires, en s’inspirant des principes de la coopération à échelle internationale – en Europe et au-delà.

En attendant, ensemble nous nous sentons (et sommes) plus forts.

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